Depuis plusieurs mois, voire années, la société Climavent spécialisée dans le filtrage de l'air et installée dans la zone industrielle de notre commune, fait beaucoup parler d'elle en terme de licenciements et délocalisation. C'est ainsi que ces dernières années ont vu l'effectif décroître considérablement pour atteindre les 85 salariés (en 2002, le nombre de salariés était officiellement de 144 d'après le Greffe).
Les rachats successifs de Climavent, dont Mac Leod puis enfin SPX, les changements de direction à répétition, sont accompagnés du démentellement de cette unité de production basée dans notre village.
Depuis ce début d'année 2005, c'est du licenciement de 52 salariés supplémentaires dont il est question. Motif : délocaliser et sous-traiter la production. Ne resteront à Ozouër qu'une petite équipe commerciale et une activité de négoce. Supprimés la production et certains services administratifs ! En plus du drame humain que constitue un licenciement s'ajoute des conditions de départ que l'on peut aisément qualifier de purement symboliques. Quel avenir pouvons nous en effet prévoir pour un employé qui a passé vingt ou trente dans cette société, licencié brutalement avec une indemnité ridicule de 7.500 € ?
Le site Climavent d'Ozouër-le-Voulgis a donc entamé un mouvement de grève le 1er mars 2005. Le travail a repris après deux jours et demi de grève, mais depuis, la direction a semblé tout faire pour empêcher les négociations et ainsi jouer le pourrissement du conflit. Suite à une incompréhension, "le Parisien" annonçait le 12 mars une avancée significative dans les négociations. Il n'en n'est hélas rien. La seule chose qui a été accordée est le départ avec 15.000 € d'indemnités pour le personnel souhaitant bénéfier de mesures d'accompagnement.Une goutte d'eau par rapport à ce bilan scandaleux de 52 salariés mis à la porte après, pour certains d'entre eux, toute une vie de travail.
En date du 1er avril, les contacts que nous avons eu avec Climavent indiquent qu'aucune action n'a été menée par la municipalité d'Ozouër-le-voulgis. Tous les jours malheureusement, on peut voir des communes, des plus petites aux plus grandes, monopoliser une énergie phénoménale pour préserver ses emplois. Encore une fois, qu'attendent donc les élus Ozouëriens pour défendre leurs administrés ?
Plusieurs articles de presse ont relaté cette triste affaire.
Nous nous sentons entièrement solidaires des victimes de cette décision. Que ce soit pour informer ou demander une aide, n'hésitez pas à nous contacter. Les pages de notre site vous sont ouvertes.
(Vincent Bonino)
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