En avril 2002, j'avais déjà dénoncé la façon dont la mairie traitait les abords d'un de nos cours
d'eau : l'Yerres (voir l'article de l'époque dans une nouvelle fenêtre). Il était particulièrement regrettable
de constater que les gravas issus des travaux d'installation du gaz de ville en notre commune finissaient en bas de la rue de la
Fontaine, sur l'esplanade utilisée par pêcheurs et promeneurs pour stationner leur véhicule. De plus, les
gravas déposés étaient loin d'être inertes puisqu'ils comportaient des éléments polluants tels
du goudron, mais aussi toute sorte de matériaux sympathiques tels que clous rouillés, débris de canalisations, etc., etc. Avant cette décision
malheureuse, même si tout n'était pas parfait, même si j'abonde dans le sens qu'une action devait être entreprise
pour mettre cet espace dans un état définitivement viable, cette place était suffisamment propre pour être
utilisé une grande partie de l'année.
A l'époque, nos élus définitivement spécialistes en matière d'urbanisme et en art paysagiste, avaient tenté de faire croire que ces travaux permettraient d'avoir un espace qui deviendrait ainsi insubmersible et que sous quelques semaines, au pire quelques mois, ces vilains tas de terre laisseraient place à un vert emplacement bien stabilisé et enherbé.
Quand est-il aujourd'hui ?
Le verdoyant emplacement promis n'est en fait qu'un sombre bourbier ; il suffit de s'y rendre ou de voir les photos de cette page pour s'en persuader. Pas tellement insubmersible de surcroît !
Car pour arriver au résultat annoncé, il fallait tout de même faire travailler un peu ses méninges, et pas seulement prier pour que Dame Nature fasse tout le boulot. Comment croire que quelque chose de sérieux pourra pousser dans un délai raisonnable sur cette terre stérile et polluée ? Maintenant, de quoi avons nous hérité ? D'un emplacement inutilisable la majeure partie de l'année sans risque de souiller sa voiture, son vélo, ses vêtements, ou au mieux, ses chaussures.
Ça n'est tout compte fait qu'une réalisation de plus dans la droite ligne municipale !
(Vincent Bonino) |
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